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ACTUALISATION DES DEMANDEURS D’EMPLOI
L’ensemble des demandeurs d’emploi, y compris ceux arrivant en fin de droit ou qui sont en activité partielle, doivent s’actualiser à compter d’aujourd’hui, mardi 28 avril, et ce jusqu’au vendredi 15 mai minuit. Le fait de s’actualiser et de déclarer être toujours à la recherche d’un emploi pendant cette période de confinement est nécessaire pour pouvoir rester inscrit et continuer à bénéficier des services de Pôle emploi. L’actualisation permet aux personnes indemnisées de continuer à percevoir leur allocation.
L’actualisation se fait en ligne sur pole-emploi.fr, via l’appli mobile « Mon espace » ou par téléphone au 3949. À ce numéro, les demandeurs d’emploi peuvent s’actualiser en répondant aux questions automatiques. Pour les demandeurs d’emploi qui auraient besoin d’un accompagnement plus spécifique de la part d’un conseiller, Pôle emploi a pris ses dispositions pour renforcer l’accueil téléphonique au 3949.
Une campagne d’information sera diffusée en radio à partir du 28 avril pour rappeler aux demandeurs d’emploi qu’ils doivent s’actualiser.
Des fiches pratiques pour comprendre comment s’actualiser et déclarer ses changements de situation, sont disponibles sur pole-emploi.fr, dans la rubrique « Vos droits et démarches – Actualisation mensuelle et changements de situation ».
En mars, le taux global d’actualisation a été de 96,6 %. Il était de 97,6 % pour les demandeurs d’emploi qui s’actualisent habituellement en agence et de 99,1 % pour les demandeurs en fin de droit.
Les agences de Pôle emploi n’accueillent provisoirement pas de public, afin de soutenir l’effort collectif de confinement, mais l’activité continue. Les demandeurs d’emploi ne doivent pas se déplacer en agence, mais ils peuvent contacter les conseillers par email ou par téléphone au 3949, aux horaires d’ouverture habituels de l’agence.
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Notre motion refusant résolument que la rentrée scolaire ait lieu le 11 mai a été examinée hier matin en Commission permanente. Mis à part ceux du groupe Corsica Libera, les membres de la commission ont préféré renvoyer l’examen de notre motion au 6 mai, soit à la veille du week-end précédant la rentrée.
Nous continuons à penser pour notre part que suffisamment d’éléments, notamment scientifiques, sont déjà en notre possession pour adresser sans attendre un message fort, au nom de l’Assemblée de Corse, d’hostilité à l’ouverture des établissements scolaires à cette date. D’autant que les expériences de pays ayant procédé à la réouverture des écoles ne sont pas pour nous rassurer.
Regrettant ce renvoi, nous espérons néanmoins que cette position sera finalement adoptée et qu’il ne sera pas alors trop tard pour bloquer la logique parisienne, hautement périlleuse pour les enseignants, les parents et les familles corses.
Nous apportons notre soutien plein et entier aux syndicats d’enseignants et aux associations de parents d’élèves qui se sont prononcés de façon unanime, ainsi qu’aux maires qui ont d’ores et déjà décidé de maintenir les écoles fermées. Nous souhaitons que l’Assemblée de Corse ne soit pas la dernière à se prononcer sur un sujet de cette importance.
Session de l’Assemblée de Corse
Le 30 avril 2020 Discours du Président* Jean-Guy Talamoni
Chers collègues,
Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la mort de notre ancien collègue et ami Pierre Chaubon. Il était un juriste et un élu de grande valeur. Il nous manque déjà, comme il manquera à la vie politique corse. Nous pensons naturellement à tous les siens.
Je vous demande d’observer une minute de silence.
La crise du Covid-19 est sanitaire, économique et sociale. S’agissant des aspects sanitaires, des milliers de chercheurs travaillent à un traitement ou un vaccin. En attendant une solution scientifique, nous n’avons que des moyens physiques de défense avec la distanciation sociale et le respect des gestes barrières.
Cette situation sanitaire a amené quasiment toute l’humanité à respecter des mesures de confinement jamais mises en œuvre à un tel niveau. Dans de nombreux pays du Monde, presque toutes les activités économiques se sont arrêtées. Plus de circulation sur les routes, plus de jeux dans les écoles. Salles de spectacle et terrains de football fermés. Aéroports vides et hôtels déserts. Notre île connaît une situation que toutes les plus pessimistes des prévisions touristiques ne pouvaient imaginer. La concertation que nous avons eue hier avec le ministre et l’ensemble des socio-professionnels nous laisse prévoir une saison noire et nous impose d’imaginer des solutions pour soutenir des familles entières qui ont créé et développé leur outil de travail.
Sans aucune activité économique, la situation sociale de notre île, territoire ayant le plus haut niveau de pauvreté, mais aussi les plus fortes inégalités, s’aggrave. Heureusement, des associations, des citoyens mais aussi des entreprises viennent en aide aux autres. De mon point de vue, le plus important se joue ici. A quoi servira-t-il de vaincre le Covid, si nous perdons notre humanité ? Que serait la science sans la justice sociale ? Que serait un monde sans Covid mais sans présence humaine non plus ?
« L’épreuve ne tourne jamais vers nous le visage que nous attendions » écrivait François Mauriac. Si nous attendons désormais tant des découvertes des médecins et des chercheurs, je pense que la bataille contre le Covid-19, nous demande et nous oblige aussi, à apporter des solutions à l’organisation de notre société. Parmi ces solutions, cela fait désormais trois ans que la commission pour un revenu universel travaille sur l’évolution de l’emploi, sur les limites du système social, sur les nouvelles formes de solidarité à inventer. Nous sommes enfin parvenus à terminer ce travail de concertation avec des institutions, des philosophes, des sociologues et également des économistes.
J’y vois, pour ma part, de nombreux avantages, tout particulièrement dans la situation actuelle qui, nous le savons, va durer et s’aggraver.
Le revenu universel permet d’effacer les effets pervers des prestations sociales. Le premier est celui du non-recours des plus faibles à leurs droits, le second, lié au premier, est l’effet de la stigmatisation, liée aux prestations sociales. Au-delà de la réponse sociale apportée aux situations les plus difficiles, c’est aussi une réponse à la hauteur du besoin de reconnaissance de la dignité de la personne. Porter un autre regard sur le plus faible, est un premier pas en faveur de l’inclusion. Le plus faible comme le plus puissant pourront alors croire à nouveau en leur humanité commune.
Dans nos sociétés contemporaines, grâce à la réactivité de ce dispositif, le revenu universel présente des solutions à l’évolution des situations familiales avec une adaptation aux véritables besoins actuels des gens. C’est aussi un filet de sécurité, une sécurité sociale pour tous, sans condition, un filet non pas pour capturer les gens comme les poissons, mais un filet pour se relever et pour rebondir.
Dans une société inégalitaire, que les inégalités soient perçues comme une normalité ou comme une fatalité, les déterminismes sociaux sont banalisés. Pourtant, chaque jour, les Corses, comme les autres, ne cherchent plus à servir de quelconques seigneurs. Le désir, le besoin d’authenticité de l’individu, l’amènent à suivre sa vocation, à être lui-même, cherchant son épanouissement entre vie professionnelle et vie sociale. Cela permet aussi d’instaurer un équilibre dans le rapport de force entre l’employé et l’employeur et une plus grande assurance de droits sociaux comme droits-créances.
Vous l’aurez compris, avec le revenu universel, nous n’avons pas réinventé l’art de la paresse. Forts de nos valeurs, nous essayons de donner à chacun le droit à un avenir pour pouvoir continuer à faire société, ensemble.
Ajaccio, le 30 avril 2020
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le strict respect du confinement plus que jamais nécessaire pour réussir le 11 mai
L’objectif annoncé d’une sortie progressive du confinement, le 11 mai prochain, ne pourra être atteint que si les mesures de confinement en vigueur sont strictement respectées d’ici là. Le succès repose sur le civisme de chacun.
La grande majorité des Corses a jusqu’à présent observé un confinement rigoureux : depuis le 17 mars, 160 000 contrôles ont donné lieu à 6 200 verbalisations seulement. Tout le monde a en effet pu constater la grande discipline dont ont fait preuve les Corses. Qu’ils en soient remerciés En ce week-end du 1er mai, la vigilance ne doit pas faiblir. Des contrôles renforcés seront à nouveau organisés dans toute l’île : près de 600 gendarmes et policiers seront chaque jour mobilisés.
La tolérance zéro sera encore de rigueur pour les déplacements non nécessaires, vers le village, les lieux de promenade, les plans d’eau et les plages dont l’accès est toujours interdit.
ACTIVITES DU PORT DE BASTIA MARS 2020
ACTIVITES DU PORT D'ILE ROUSSE FEVRIER 2020
Depuis le début de la crise sanitaire, le Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS) est mobilisé, 7 jours sur 7, pour protéger les populations les plus fragiles. Les agents poursuivent notamment le service de portage de repas à domicile et les opérations de solidarité se multiplient. Cette semaine, c’est la Ville d’Ajaccio et la CAPA qui s’associent à la « Banque alimentaire de Haute-Corse » pour distribuer gratuitement des paniers composés de fruits et légumes, confitures, fromages ou terrines de producteurs locaux à 400 familles modestes.
Les paniers seront distribués auprès des familles identifiées par les assistantes sociales du CIAS (familles monoparentales, familles nombreuses, familles aux faibles revenus, personnes isolées qui résident sur Ajaccio et les autres communes de la Capa). Celles-ci seront contactées pour convenir d'un jour et d'une heure de rendez-vous pour venir récupérer les denrées auprès de leur assistante sociale. Les familles ne pouvant se déplacer seront pour leur part livrées à domicile.
Cette action de solidarité a été rendue possible grâce à la mobilisation de François-Xavier Ceccoli, maire de San-Giuliano et conseiller territorial, qui, en tant que responsable de la «Banque alimentaire de Haute-Corse», a pris contact avec Laurent Marcangeli pour partager ces denrées alimentaires avec le Pays Ajaccien.
Caroline Corticchiato, adjointe au maire de la Ville d’Ajaccio, vice-présidente du CIAS s'est rendue aujourd’hui à Moriani avec une équipe logistique afin d’acheminer la marchandise jusqu’à Ajaccio. Les paniers seront distribués dès demain matin 9h, directement au siège du CIAS, Espace Alban, rue del Pellegrino.
Suite au discours du Premier ministre Edouard Philippe, il convient de constater que son gouvernement persiste à suivre la voie hautement périlleuse ouverte par le Président Macron dans sa dernière allocution, à savoir procéder à la réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai.
De surcroît, cette décision intervient alors qu’aucune garantie n’est donnée sur les moyens matériels du déconfinement, à savoir notamment les tests et les masques pour tous. Elle est d’autant plus incompréhensible que si l’on voit clairement les risques qu’elle fait courir à la communauté enseignante, aux parents et à toute la population, on peine à percevoir son intérêt : par exemple, pourquoi rouvrir les lycées à quelques jours de leur fermeture estivale ?
Conscients des conséquences prévisibles d’un tel entêtement et après l’expérience du maintien du premier tour des élections municipales dont on sait les funestes conséquences, il paraît hors de question de suivre aveuglément des directives parisiennes, fermement contestées du reste y compris de l’autre côté de la mer.
Ajoutant qu’en la circonstance, le « Haut Conseil scientifique » réuni par le Président Macron, ayant pourtant été jusqu’ici particulièrement conciliant à l’égard du gouvernement (notamment sur la question du maintien des élections qu’il a accepté de cautionner), a lui-même déconseillé la réouverture des écoles le 11 mai, préconisant le renvoi de celle-ci au mois de septembre.
En Corse, cette décision est d’autant plus contestable que l’île connaît une fragilité particulière, notamment en raison de la structure de sa démographie (forte proportion de personnes âgées) ainsi que de la faiblesse de son système sanitaire (capacités réduites des services de réanimation, absence de CHU…)
Care cunsigliere, cari cunsiglieri,
Ci ritruvemu oghje in una situazione particulare, da luntanu, per una sessione numerica. Simu forse a prima Assemblea à addunisce si di tale manera.
Prima di tuttu, vuleria chè no pensessimu à e 62 personne chì anu persu a vita in Corsica per via di u Covid-19 è à e so famiglie. Dipoi a nostra ultima sessione, avemu persu dinù trè anziani cunsiglieri di a nostra Assemblea. Vogliu parlà di Lucianu Felli, di Nicolas Alfonsi è di Paul Natali. Vi prupongu chè no li rendessimu l’umaghju publicu ch’elli si meritanu quand’è no turneremu à addunisce ci inseme.
Eppò, vuleria ringrazià i persunali di l’uspidali, di l’EHPAD, tutti i quelli chì cuntinueghjanu à travaglià malgratu e cundizione difficiule è i risichi. Casciaghje, fattori, traspurtori, agricultori è piscadori chì permettenu di mantene a vita. Vogliu ringrazià dinù i servizii di a cullettività ch’anu permessu una cuntinuità di l’azzione publica, cum’è per indettu, l’urganisazione di sta sessione.
U nostru paese, quale hè chì l’averia criduta, hè diventatu un locu periculosu per i nostri anziani. Puru s’è l’epidemia tocca tutta a pupulazione, sò quantu ella hè stata dura per e famiglia di stà luntanu da i soi.
Li vogliu dì chì per contu nostru, s’è ùn avemu micca tutti i puteri, avemu circatu à parà li da u periculu, da tantu chè l’avemu pussuta fà. Aviamu dumandatu l’interuzzione di i trasporti è a chjusura di e scole, u rinviu di l’elezzione municipale, a generalisazione di i testi, a sperimentazione d’un trattamentu assuciendu l’idrossiclorocchina cù l’azitromissina. U 27 di marzu scorsu, aghju presentatu un raportu sanitariu « Luttà contr’à u Covid-19 » in cunferenza di i presidenti cù una lista di pruposte da mette in ballu subbitu subbitu. Cù u fondu Corsica sulidaria, è u sustegnu di più d’800 dunatori, avemu accoltu più di 100 000€ per attrazzà EHPAD è uspidali.
« Peste è guerre trovanu sempre a ghjente spruvista » scrivia Camus. Dipoi 20 anni è più, e pulitiche sanitarie anu dinù addebbulitu e strutture di salute. Cù una pupulazione anziana, un numeru impurtante di ghjente in ALD, più di 30 000, senza CHU, pochi letti di reanimazione, ci simu trovi più spruvisti chè d’altri, ma forse più sulidarii dinù cù un rispettu strettu di u cunfinamentu, cù azzione di sulidarità, cù creazione di mascare in i nostri paesi. Senza trumbette nè tamburi, avemu vistu i Corsi fà u so « mistieru d’omu ». Anu capitu ch’ùn si pudia aspettà, ch’ùn si pudia barattà cù sta pesta. Puru s’è cunniscimu sempre pocu u Covid-19, anu pigliatu e cose à u seriu, « cù u curagiu di i so sintimi », senza circà à accuncià si cù a malatia. À l’acconciu cecu, anu preferitu a lotta in l’associu, mettendu si inseme per luttà è per vince inseme.
Puru s’è u Presidente di a Republica hà parlatu d’un scunfinamentu per l’11 di maghju, per contu nostru, pensemu chì l’affari ùn sò daretu à noi. Cù tutti i sacrifizii ch’avemu fattu, ùn pudemu micca piglià u risicu d’un scunfinamentu senza mascare è prutezzione per tutti è senza testi. A messa in ballu di misure sanitarie forte, cum’ella si vede in d’altri paesi aurupei isulani menu tocchi chè noi, cum’è per esempiu Malta, cù solu 3 morti o l’Islanda, cù 10 morti, hè una prumessa di riescita è d’avvene novu.
Durante tutta a nostra storia, l’isulanità ci hè stata presentata cum’è una debbulezza. Ne pudemu fà una forza, avà chè no simu à scumbatte contr’à sta malatia è dopu dinù, quandu ella venerà l’ora di a ricustruzzione, a nostra sfida nova, per turnà à avè a vita davanti à noi.