N°7114-7115
Extrait Rétro annuelle : Era u 2025
Ça y est ! La page est tournée, 2025 appartient au passé. Récent certes, mais on en a au moins fini avec cette année qui s’est montrée si avare en motifs de se réjouir. Trop de catastrophes naturelles, de conflits non résolus, de menaces sur une paix déjà toute relative, trop d’extrémismes. Le fanatisme, d’où qu’il vienne, religieux comme politique, a tué à Bondi Beach, en Australie ; comme il a tué aussi bien Mélissa Hortman que Charlie Kirk, deux visages si diamétralement opposés de l’Amérique. Racisme et antisémitisme ont gagné du terrain. La France s’est installée dans une crise politique et son économie, sans être la plus désastreuse de la zone euro, n’affiche pas une santé florissante ; ses agriculteurs, déjà éprouvés, ont été confrontés à la dermatose nodulaire contagieuse qui, malgré des communiqués rassurants semble difficile à contenir, et la colère gronde. Photos LManon Perelli, Edgar Beltrán, The Pillar,aber Jehad Badwan • Creative Commons Le cinéma a perdu Bertrand Blier, Graham Greene, Claudia Cardinale, Robert Redford, Diane Keaton et Rob Reiner, pour ne citer qu’eux. La France a dit adieu à un de ses derniers monstres sacrés, Brigitte Bardot. Fake news et deepfakes ont proliféré sur les réseaux sociaux et, selon une étude publiée le 17 décembre 2052, le recours aux systèmes d’IA pourrait avoir généré une empreinte carbone comprise entre 32,6 et 79,7 millions de tonnes de CO2 en 2025 (l’équivalent des émissions de la ville de New York), et une consommation d’eau de plus de 312,5 milliards de litres. Quant à 2026, elle reste bien évidemment à écrire et il nous faudra résister à l’angoisse de la page blanche et à la tentation d’y inscrire n’importe quoi. Paci é saluta à tutti.
Par Santu CASANOVA, Christophe GIUDICELLI, Béatrice HOUCHARD, Elisabeth MILLELIRI, Eric PATRIS, Manon PERELLI.